Ring the Cookhouse Bell, 2026
Bâton à l’huile et acrylique sur toile
217,5 × 366 × 5 cm (Triptyque)

Eliot GreenwaldRing the Cookhouse Bell

06.07 – 10.10.2026
Villa Navarra


Doriano Navarra a le plaisir de vous présenter l’exposition de l’artiste américain Eliot Greenwald : Ring the Cookhouse Bell à la Villa Navarra du 6 juillet au 10 octobre 2026 (sur rendez-vous uniquement)

Toutes les œuvres © Eliot Greenwald. Photo : Robert Brunton.

Première exposition personnelle d’Eliot Greenwald en France, Ring the Cookhouse Bell sonne aussi l’heure d’une nouvelle étape dans l’œuvre de cet artiste américain remarquable et remarqué.

À notre époque faite de « breaking news », de fils de publication et de réseaux sociaux qui bouleversent les médias, l’information et jusqu’aux relations humaines… À l’instant même où le faux numérique parait plus authentique que la réalité… Alors que l’image n’est déjà plus une preuve, et que la majorité de ces phénomènes sont nés aux État-Unis, c’est cet artiste américain, avec ses mains, sur du papier, du bois ou de la toile, au crayon gras, à l’encre ou la peinture acrylique qui nous décrit l’absurdité d’un monde rêvé pour nous, par d’autres que nous. 

Les images oniriques d’Eliot Greenwald ne nous font pas la leçon, elles ne tentent pas de nous oppresser, mais « elles sonnent la cloche du repas » : signal bien réel destiné à des oreilles pour satisfaire des ventres. L’essentiel est bien organique et nous en sommes au stade surréaliste où il est nécessaire de le rappeler. 

Sous nos yeux, Greenwald révèle le vrai visage du village global : habité d’individus dont les aspérités sont terrées derrière leurs images publiques qu’ils préféreraient uniques, exemplaires et remarquables, alors qu’elles ne sont que les miroirs des unes rebondissant sur le miroir des autres. 

C’est le sens de ces maisons relativement identiques, relativement éloignées, dont on ne découvre jamais l’intérieur et que l’on imagine habitées uniquement par la grâce de la fumée s’échappant d’une cheminée. Ces maisons sont la surface des individus qui les habitent, l’image que l’on veut bien donner de nous. 

La fumée qui s’en échappe, c’est notre preuve de vie : la Joconde derrière nous sur un selfie, très vite suivie par la Tour Eiffel derrière nous sur un selfie; la Tour de Pise que l’on pousse avec le doigt, ce chaton qui nous a tant émus, cette assiette sacralisée avant même d’avoir été goûtée. Cette fumée blanche, c’est tout ce que nous croyons avoir de remarquable alors que… 

Et puis à bien les regarder, toutes ces fumées identiques sont des signaux continus qui ne vont que là où le vent algorythmique les mène, et se dispersent avant que d’être reçus.

C’est à cela qu’Eliot Greenwald nous fait réfléchir, avec enthousiasme, nous rappelant le plaisir quasi charnel de la peinture et la joie de la couleur. Il comprend bien ce monde qu’il ne comprend pas, s’en inquiète et s’en amuse, et c’est pourquoi il est urgent de découvrir son œuvre. On pourrait presque prétendre que si Brueghel l’Ancien devait représenter le monde d’aujourd’hui, il y a de fortes chances qu’il ressemble à celui d’Eliot Greenwald.

Portrait d’Eliot Greenwald, 2026
© Robert Brunton

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

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